UP' Magazine L'innovation pour défi

L'intelligence collective

L’Intelligence Collective - Co-Créons en conscience le monde de demain Par Christine MARSAN, Marine SIMON, Jérôme LAVENS, Gauthier CHAPELLE, Sybille SAINT GIRONS, Thomas Emmanuel GÉRARD, Éric JULIEN. Editions Yves Michel - Novembre 2014 - 184 Pages

Un livre sur l’Intelligence Collective écrit en intelligence collective qui partage méthodes, expériences, témoignages, théories permettant de développer l’Intelligence Collective (IC)… cette capacité inhérente au vivant qui résulte de la mise en commun d’idées et permet de créer et de faire émerger de nouveaux possibles.
L’ouvrage propose une variété de clés d’entrée pour comprendre, intégrer et appliquer l’Intelligence Collective. Par la valorisation de la diversité et de la coopération, il répond à la complexité des problématiques contemporaines.

• Quels sont les principes, le fonctionnement, les règles, les approches de l’Intelligence Collective ?
• Comment l’intégrer et la mettre en œuvre dans des projets collectifs ?

Les auteurs apportent des réponses plurielles, fruit de leur cheminement personnel. Les regards se croisent et les vécus font écho aux expériences, aux mises en pratiques, aux fondamentaux qui permettent la mise en place de l’Intelligence Collective, qu’ils rebaptisent Intelligence Coopérative.
Un livre en deux parties destiné à nourrir l’innovation organisationnelle et sociétale en retrouvant le sens de la coopération, du collectif et du partage. Consultants, coachs, managers, dirigeants, associations, institutions, collectivités, écoles, créatifs culturels et organisationnels, ONG, chacun y trouvera solutions et idées.

A propos des auteurs
Un NOUS constitué de 7 colorations rédigé par 14 mains en action au service de l’IC : une psychosociologue, facilit’actrice, spécialiste des mutations (Christine Marsan),un ingénieur biochimiste qui a modélisé en tant que Responsable Process & Développement le lien entre IC et capacité d'innovation (Jérôme Lavens), une facilitatrice et consultante (Marine Simon), un juriste devenu facilitateur et coach (Thomas Emmanuel Gérard), une designer et ingénieur de coopération (Sybille Saint Girons), un géographe spécialiste du changement et des peuples « racines » (Éric Julien), un biologiste, naturaliste, spécialiste du biomimétisme (Gauthier Chapelle).

Positive Book

Positive Book : Bâtissons une société positive ! de Jacques Attali, Cynthia Fleury, Ellen MacArthur,... Edition Flammarion - Septembre 2014 - 192 Pages

Quand les personnalités s’engagent pour changer le monde
Présenté par Jacques Attali - Collectif, sous la direction d’Isabelle Lefort et du LHForum.

Depuis quinze ans, Jacques Attali est l’un des économistes français les plus engagés en matière de lutte contre la pauvreté et en faveur d’une économie, positive, qui prend en compte l’intérêt des générations futures. Le groupe PlaNet Finance, organisation de solidarité internationale qu’il a co-fondé avec Arnaud Ventura, est aujourd’hui présente dans plus de 80 pays et regroupe plus de 2000 collaborateurs ; il est une expression concrète de cet engagement pour une économie plus juste et équilibrée au service de tous.

En 2012, le Mouvement pour une économie positive est né de la volonté de sensibiliser tous les acteurs de la vie économique et politique et l’ensemble de la société civile à la nécessité d’agir pour faire émerger une société positive. Depuis son lancement, cette initiative réunit chaque année au Havre, au LHForum des hommes et des femmes, médiatiques ou anonymes qui contribuent à faire bouger le monde à l’échelle internationale : des décideurs économiques, des entrepreneurs sociaux, des dirigeants d’entreprises, des représentants du secteur associatif, des responsables d’ONG, mais également des penseurs et des citoyens, en France et partout dans le monde.

Au côté de Jacques Attali, des chefs d’entreprise (Richard Branson, Claire Martin, Éric Brac de la Perrière), des économistes (Muhammad Yunus, Joseph Stiglitz, Navi Radjou), des penseurs (Edgar Morin, Jean-Louis Étienne, Cynthia Fleury) s’engagent pour changer le monde.
Le POSITIVE BOOK à travers plus de 100 portraits, interviews et récits, illustre par des exemples concrets cette économie positive. Partout dans le monde, des personnes inventent, imaginent et créent des projets, parfois avec presque rien, pour dessiner et démontrer qu’une autre économie, positive, est en marche ! Ce Positive Book se veut le porte-voix de toutes ces personnes qui partagent ces valeurs. Que sera le monde en 2030 ? Qui le dirigera ? La Finance peut-elle devenir plus juste ?  Comment entreprendre autrement ? Que sera l'éducation demain ? Comment éviter la surchauffe de la planète ?  Comment l'affirme Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie, "ne pas agir serait impardonnable". Que dirons-nous à nos enfants ? Que nous connaissions l'état de la planète et l'injustice des inégalités criantes, mais que nous n'avons rien fait ? Impossible. Il est temps de passer à l'action. Pour bâtir une société positive.

PlaNet Finance est une Organisation Non Gouvernementale présidée par Jacques Attali, économiste de renom, écrivain et ancien conseiller d’État, docteur honoris causa de plusieurs grandes universités étrangères.
Isabelle Lefort est journaliste pour La Tribune et We Demain.

La part de la terre - L'agriculture comme art

"La part de la terre - L'agriculture comme art" de Louise Browaeys et Henri de Pazzis - Edition Delachaux et Niestlé - 224 Pages

Cet ouvrage est une invitation à poser un pied à terre.
La Part de la terre tente un portrait de cet art singulier qui lie la nature, l’homme, l’outil, l’histoire et l’hors-du-temps, qui conjugue les quatre éléments dans leur permanence. Dans son premier matin, l’homme s’est éveillé agriculteur ; dans sa fécondité, il reste suspendu au ressac de ce métier de naissance, à ses respirations et à ses blessures.

Certains d'entre vous connaissent ce grand sujet en profondeur ; d'autres en ont une perception plus lointaine. Il tient une part importante de notre imaginaire commun... En ces temps où l'artifice fascine, cette contemplation de l'ancrage humain est bon pour trouver justesse et énergie dans l'a-venir.

« Le blé germe parce qu’il obéit à sa nature de blé, parce qu’il contient en puissance tous les blés à venir. La première poignée de grains jetée de main d’homme dessine une collaboration, elle n’assure pas la maîtrise. Que le blé se retire du monde, que reste-t-il du pain ? »
« L’homme-agriculteur ne se situe pas à la périphérie, il n’est pas le simple représentant d’une activité économique qui pourrait disparaître, le serviteur familier chargé de l’entretien des greniers. Il est au contraire l’avant-garde d’une humanité confrontée au choix de la conciliation et de la vitalité des noces. »

Par la voie d'une réflexion approfondie sur l'agriculture comme art, les auteurs abordent ce qui fait l'essence même de l'homme et la manière dont il se construit ou, au contraire, s'abîme, à travers les âges. Promenade méditative entre histoire, agronomie, société, philosophie et poésie, ce livre retrace l'histoire de l'humanité par ce qui la définit : l'agriculture - tantôt respectueuse de la nature, tantôt oublieuse de la nature au profit du rendement à tout prix.
Bref, une oscillation entre révélation de l'humanité et perte du sens. La réflexion aboutit à l'idée même de développement durable qui apparaît comme une erreur de perspective, car la question ne réside pas dans le développement durable mais bien plutôt dans le développement intégré, car l'homme est une part de la terre. Et nous unir à la terre aujourd'hui, c'est accepter de nouveau le désordre, la vie à l'oeuvre dans sa violence ; c'est consentir que la technique ne peut pas répondre à toute la complexité du vivant.

Une date à retenir :
- Celle d'une émission de France Culture : On ne parle pas la bouche pleine, par Alain Krüger, diffusée le dimanche 9 novembre à midi, puis rediffusée en podcast.

A propos des auteurs

Louise Browaeys a poursuivi des études d'agronomie à l'Institut national agronomique Paris-Grignon (devenu AgroParisTech) au cours desquelles elle s'est intéressée à l'agriculture biologique, aux cultures associées, à la toxicologie. Spécialisée en nutrition humaine, elle a travaillé chez Danone, puis à l'Interprofession des fruits et légumes. Aujourd'hui journaliste indépendante, elle contribue à différentes parutions dans les domaines de l'agriculture, du paysage et de l'alimentation. Sa pratique quotidienne du jardin potager lui est vitale.

Henri de Pazzis est le fondateur de ProNatura, premier réseau de maraîchers et arboriculteurs bio, aujourd'hui un des acteurs majeurs en Europe de la distribution de fruits et légumes biologiques. Son métier s'est nourri de la longue fréquentation du milieu paysan, des réalités agronomiques et climatiques variées. Partout il a vu la passion des hommes pour la terre et les dégâts des monocultures industrielles. Membre de diverses organisations professionnelles, il a participé aux discussions et aux évolutions de la réglementation européenne des produits biologiques.

 

Au nom du vivant - Plaidoyer pour réconcilier l’homme et la nature

"Au nom du vivant - Plaidoyer pour réconcilier l’homme et la nature" de Robert Barbault - Edition Buchet et Chastel - 2 Octobre 2014 - 112 Pages

Le livre-testament d’un des plus grand écologues français qui nous offre un plaidoyer limpide et convaincant pour nous aider à nous réconcilier avec la nature – avec notre nature – et à nous construire ainsi un autre avenir.
L’homme fait partie de la nature, au même titre que les autres mammifères, les insectes, les plantes… Pendant des milliards d’années, tous ces organismes ont évolué, se sont adaptés, sont parfois entrés en compétition les uns avec les autres, et
surtout ont coopéré. Là se trouve la raison principale du remarquable succès du monde vivant, comme le montrent de nombreux exemples concret : si les tensions et les conflits existent bien entre les espèces, la nature est surtout un lieu d’échanges, d’entraide, de coopération.
Mais l’emprise grandissante d’une espèce particulière, la nôtre, bouleverse cet équilibre subtil : l’homme est devenu une menace pour la planète, ses habitants… et lui-même.
Pour autant, il n’est pas trop tard pour redresser le cap ! C’est en reconnaissant que nous faisons tous partie d’une même communauté, en développant une nouvelle solidarité écologique, en nous réconciliant avec le monde vivant que nous pourrons le sauver : réconcilions-nous avec la nature, car c’est notre nature !

Robert Barbault était l’un des grands spécialistes de la biodiversité. Il est décédé en décembre 2013 à l'âge de 70 ans, alors qu’il venait de terminer de rédiger le manuscrit de ce livre.
Professeur à l’Université Paris VI, il a dirigé le département d’écologie et de gestion de la biodiversité au Muséum. Il a aussi consacré une large part de ses activités à la vulgarisation, et a notamment publié "Un éléphant dans un jeu de quille".

La nouvelle société coût marginal zéro

 

La nouvelle société coût marginal zéro.
L'internet des objets. L'émergence des communaux collaboratifs et l'éclipse du capitalisme - Jérémy Rifkin - Edition Les liens qui libèrent - Sept 2014 - 512 Pages

Les règles du grand jeu de l'économie mondiale sont en train de changer. Le capitalisme se meurt et un nouveau paradigme qui va tout bousculer est en train de s'installer : les communaux collaboratifs.

Le capitalisme va laisser place à une économie de l’échange et du partage

Dans ce livre, l’essayiste américain prédit un changement de paradigme de notre époque. Le passage de la verticalité de l’ère charbon-pétrole à l’horizontalité de l’ère internet qui pourrait nous mener vers un monde plus écologique, plus durable et plus démocratique.

C'est une nouvelle économie collaborative qui se développe où la valeur d usage prime sur la propriété déjà très implantés avec l'auto-partage, le crowfunding, les A.M.A.P., le couchsurfing, les producteurs contributifs d'énergie verte ou même d'objets avec les imprimantes 3D offrent un espace où des milliards de personnes s'engagent dans les aspects profondément sociaux de la vie. Un espace fait de millions (au sens littéral du terme) d'organisations autogérées qui créent le capital social de la société. Ce qui les rend plus pertinents aujourd'hui qu'à toute autre époque, c'est que le développement de l'internet des objets optimise comme jamais les valeurs et les principes qui animent cette forme d'autogestion institutionnalisée.

Sans même que nous en ayons conscience, l'internet des objets est déjà omniprésent dans notre quotidien. Il se matérialise par ces milliards de capteurs disposés sur les ressources naturelles, les chaînes de production, implantés dans les maisons, les bureaux et même les êtres humains, alimentant en Big Data un réseau mondial intégré, sorte de système nerveux planétaire.

En parallèle, le capitalisme, miné par sa logique interne de productivité extrême, rend le coût marginal qui est le coût de production d'une unité supplémentaire d'un bien ou d'un service quasi nul. Si produire chacune de ces unités supplémentaires ne coûte rien, le produit devient donc quasiment gratuit et le profit, la sève qui fait vivre le capitalisme, se tarit. Avec l' émergence d'une vaste classe de « prossomateurs » - consommateurs devenus des producteurs contributifs c'est pour Jeremy Rifkin, les premiers signes que l'ère capitaliste d'abondance dans laquelle nous vivons arrive à sa fin...

Certes, rien n'est joué. Le capitalisme tente d'étouffer les communaux en multipliant les nouvelles barrières en brevetant tout, du vivant à la manipulation des atomes. Le changement climatique menace. Ce livre est aussi un appel à l'action individuelle et collective.

Après La Fin du travail, L’Age de l’accès ou La Troisième Révolution industrielle, l’essayiste américain prolonge sa réflexion sur le changement de paradigme de notre époque, et montre ici la force et la cohérence de sa pensée et dessine ce nouveau paradigme collaboratif qui mènera à une société intelligente et durable ...

- Lire l'interview de Jérémy Rifkin dans les Inrocks  

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