UP' Magazine L'innovation pour défi

livre super you

Super You

Super you d’Andy Walker, Kay Svela Walker, Sean CarruthersEdition QUE Publishing - 2016
 
Modifier vos gènes pour vivre sans maladie, trouver un espace de stationnement avec votre cerveau connecté à Internet, ...
Les progrès sur la longévité, la génétique, la nanotechnologie et la robotique rendent tout cela possible. Nous ne sommes plus dans de la science-fiction. Ceci SERAIT notre –  votre avenir. À l’heure actuelle, les scientifiques et les technologues pionniers transforment un peu plus chaque jour, ce que signifie d’être humain en cherchant à surmonter les limites biologiques.
 
Super Vous nous emmène dans les laboratoires, les entreprises, et les esprits … pour montrer comment « devenir plus fort »: vivre  plus longtemps, mieux, plus beau, …
Vous apprendrez comment démarrer le piratage & hackage de votre vie d’aujourd’hui, pour devenir un super You, tous les jours.
 
Un livre qui nous invite à découvrir comment l’évolution est devenue obsolète et pourquoi il est temps de commencer le piratage sur nous-même.
Dans le genre, ce livre nous propose de :
-          Sauver notre vie avec des nanos-coeurs « de moteurs à réaction », les organes imprimés, et autres miracles médicaux
-          Re-witer en turbo-booster notre cerveau singe
-          Devenir un méga-esprit en reliant notre cerveau directement à Internet pour utiliser un néocortex synthétique Google
-          Devenir surhumain avec la technologie cyborg
-          Concevoir et façonner notre apparence
-          Devenir ingénieur génétique et bricoler notre bébé pour être une star de tennis, par exemple (et autres histoires vraies)
-          Se préparer pour le jeu politique et religieux contre l’avenir
-          Découvrir comment les scientifiques feront de la mort un truc obsolète.
 
Je suis adepte d’une symbiose de la technologie et du vivant mais au service de l’homme si cela fait progresser l’humain. Et là, SUPER YOU m’interroge à réfléchir sur l’avenir de l’homme.
 

 

livre

Contre la bienveillance

Contre la bienveillance de Yves Michaud, Edition Stock, mars 2016 - 192 Pages
 
Le constat est maintenant partout : la puissance du fondamentalisme religieux, la montée des populismes de droite comme de gauche, le discrédit de la classe politique, le rejet de la construction européenne, rendent caducs les schémas anciens. En particulier l’idée que la démocratie, à force de bienveillance, peut tolérer toutes les différences, toutes les croyances.
Oui ! Il y a des croyances insupportables et intolérables. Non ! Le populisme n’est pas une illusion qui se dissipera d’elle-même avec un peu de pédagogie et de bonne volonté. Non ! La politique internationale n’obéit pas aux chartes du droit international.
Il faut dénoncer la tyrannie des bons sentiments, la politique de l’émotion et de la compassion. Non que la bienveillance soit un sentiment indigne, mais nous devons cesser de croire qu’on peut bâtir sur elle une communauté politique.
 
Ce livre rappelle que l’appartenance à une communauté politique se construit sur le renoncement réfléchi à certaines particularités pour asseoir la souveraineté collective, que les droits ne sont pas des dus mais le corrélat de devoirs assumés, que la Respublica, le bien commun, présupposent ces renoncements qui ne peuvent pas être considérés comme « allant d’eux-mêmes ».
 
«Si nous voulons que le mot citoyen garde le sens qu’il a pris depuis les théories du contrat social, il nous faut en finir avec la bienveillance, la compassion et le moralisme, et revenir aux conditions strictes de l’appartenance à une communauté républicaine, revenir aux conditions strictes du contrat politique. A bien des égards, beaucoup de ce que j’avance dans ce livre redonne vie à des positions trop oubliées de Rousseau – avec juste un peu de modération. »
 
 
Yves Michaud, spécialiste de philosophie politique et d’esthétique, créateur de l’Université de tous les savoirs, a été aussi directeur de l’Ecole nationale des Beaux-Arts de 1989 à 1997.
 

 

démocratie aux champs

La démocratie aux champs

« La démocratie aux champs. Du jardin d’Eden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs démocratiques » de Joëlle Zask – Edition La Découverte – Les empêcheurs de tourner en rond, mars 2016
 
On a l'habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l'usine, du commerce, de la ville. Opposé au citadin et même au citoyen, le paysan serait au mieux primitif et proche de la nature, au pire arriéré et réactionnaire.
À l'opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre les cultivateurs et la terre cultivée, favorise l'essor des valeurs démocratiques et la formation de la citoyenneté. Défile alors sous nos yeux un cortège étonnant d'expériences agricoles, les unes antiques, les autres actuelles ; du jardin d'Éden qu'Adam doit " cultiver " et aussi " garder " à la " petite république " que fut la ferme pour Jefferson ; des chambrées et foyers médiévaux au lopin de terre russe ; du jardin ouvrier au jardin thérapeutique ; des " guérillas vertes " aux jardins partagés australiens.
Cultiver la terre n'est pas un travail comme un autre. Ce n'est pas suer, souffrir ni arracher, arraisonner. C'est dialoguer, être attentif, prendre une initiative et écouter la réponse, anticiper, sachant qu'on ne peut calculer à coup sûr, et aussi participer, apprendre des autres, coopérer, partager. L'agriculture peut donc, sous certaines conditions, représenter une puissance de changement considérable et un véritable espoir pour l'écologie démocratique.
 
Cet essai a pour ambition de montrer que ce qui est progressivement devenu notre idéal de liberté démocratique ne vient en priorité ni de l’usine ni des Lumières, ni du commerce, de la ville ou du cosmopolitisme, mais de la ferme.
 
Si la culture de la terre prédispose à la culture de soi et au développement d’habitudes sociales libérales, elle favorise également les pratiques de la citoyenneté […]
En 1943, la philosophe Simone Weil s’était inquiétée du peu de considération dont jouissaient les paysans et avait recommandé de leur donner une « marque publique d’attention » aussi importante que possible, trouvant injuste qu’on ne se souvienne de l’agriculture que quand la nourriture venait à manquer. Le raisonnement qu’elle tenait s’appliquait à eux en tant que classe sociale et profession. Mais il s’applique aussi au métier de paysan, aux relations qu’il entretient avec la terre […]
Dans le métier, la « science » et la « vocation », que Max Weber avait jugé devoir séparer au sujet de l’homme politique sont jointes. La science correspond à la méthode […]. Quant à la « vocation », c’est la conviction, l’éthique dite « professionnelle », la finalité humaine, le respect des conditions du métier, la considération des générations futures.
Ces valeurs forment une nébuleuse à laquelle nous avons donné le nom de « culture démocratique », tout en suggérant que la démocratie politique consiste à en assurer la persistance. Si nous tenons à elles, ce n’est pas en raison de quelques qualités intrinsèques qui seraient les leurs, mais en raison de leur utilité pour rééquilibrer continûment la dimension individuelle de l’existence et sa dimension sociale. Contrairement à l’opinion commune, loin d’avoir adhéré à des valeurs contraires, tantôt réactionnaires et fascistes, tantôt conservatrice, individualistes et égoïstes, les paysans ont été eux aussi les artisans de cette culture.
 
Joëlle Zask enseigne au département de philosophie de l'université Aix-Marseille. Elle vient de publier une Introduction à John Dewey (La Découverte, 2015).
 

 

Miiguel Benasayag

Cerveau augmenté, homme diminué

« Cerveau augmenté, homme diminué » de Miguel Benasayag – Editions La Découverte, mai 2016
 
Le cerveau humain connaît, étudie, explique et comprend, au point qu'il en est arrivé à prendre comme objet d'étude... lui-même. Et les nouvelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau ébranlent profondément nombre de croyances au fondement de la culture occidentale. Car les remarquables avancées des neurosciences rendent en effet désormais envisageable pour certains la perspective d'améliorer le cerveau et de supprimer ses faiblesses et ses " défauts " : le rêve d'un cerveau " parfait " semble à portée de la main.
Cette vision conduit à considérer notre cerveau comme un ordinateur qu'il s'agirait d'optimiser en l'améliorant par divers outils pharmacologiques ou informatiques. À partir d'une vulgarisation très pédagogique de recherches récentes souvent très " pointues " en neurosciences, Miguel Benasayag montre ici, de façon fort convaincante, pourquoi ce nouvel idéalisme du " cerveau augmenté " est en réalité une illusion dangereuse : le monde qu'entendent préparer les transhumanistes et certains scientifiques risque fort d'être surtout habité par la folie et la maladie...
Une thèse critique solidement argumentée, qui a commencé à faire son chemin dans le milieu des chercheurs les plus préoccupés par les apories et les failles de ce nouveau mythe du progrès.
 
« Une chose est de savoir quels neurones s’activent pour penser le chiffre 5, […] C’en est une autre de comprendre un monde et une culture où il devient possible de manipuler et de modifier ces comportements ».
« …dans un monde désenchanté et colonisé par la technologie : le rêve du « cerveau augmenté » : l’étude du cerveau interroge les bases mêmes de ce que l’on considère culturellement le sujet humain. Car si l’amour, la quête de la liberté, nos tropismes et notre mémoire sont des effets plus ou moins illusoire de processus physiologiques cérébraux, c’est l’unité même de l’homme, son « moi », qui semble se disperser, se disloquer dans un mouvement centrifuge. Or, pour nombre de chercheurs en neurosciences, le sentiment même « d’être soi » est une illusion créée par le cerveau pour servir à certaines fins, mais qui n’a pas de réalité en soi : les problèmes que nous croyons « psychologiques » et subjectifs, ou encore moraux et sociaux, doivent être compris comme des imperfections, comme des dérèglements d’un organe, pour sûr complexe, mais dont le fonctionnement s’appuie, disent nos collègues, sur des lois « simples » et physiques.
Cette déconstruction, cette dislocation du sujet dans ses parties et ses fonctions cérébrales ne survient pas à n’importe quel moment de l’histoire de l’humanité. Mais au moment où la croyance en l’avenir, les promesses historicistes et téléologiques d’un monde parfait à venir sont tombées les unes après les autres. C’est dans ce monde du désenchantement que la technologie occupe anthropologiquement une place que nous nous sommes rarement attardés à penser. Loin de toute position de défiance et encore moins de technophobe, il s’agit donc de comprendre comment la technologie a occupé la place laissée vacante par les utopies dévastées.
Le défi de notre époque consiste donc essentiellement à articuler nos fantastiques connaissances et la puissance de la technologie avec la connaissance et le respect des circuits de la vie ».
 
 
Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, anime le collectif " Malgré tout ". Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont aux Éditions La Découverte, avec Angélique del Rey, professeure de philosophie, Connaître est agir (2006) et Éloge du conflit (2007) ; et avec Pierre-Henri Gouyon, Fabriquer le vivant. Ce que nous apprennent les sciences de la vie sur les défis de notre époque (2012). Dernière parution à La Découverte : Clinique du mal-être. La " psy " face aux nouvelles souffrances psychiques (2015).
 

 

livre Axel Kahn

Etre humain, pleinement

Etre humain, pleinement de Axel Kahn - Edition Stock, mars 2016
 
Dewi et Eka sont de vraies jumelles nées dans la province sud du Kalimantan, à Bornéo. La première est sauvée d’un effroyable incendie dans lequel tout le monde pense qu’a péri Eka. En fait, cette dernière a été récupérée par une femelle orang-outan qui l’élèvera. Dewi, elle, sera l’une des femmes les plus brillantes de sa génération, et recevra le prix Nobel de physiologie et médecine. Eka, quant à elle, bien que recueillie dans une société humaine à dix ans, restera une enfant sauvage souffrant d’un grave retard mental.
Elle mourra misérablement. Les deux sœurs ont pourtant les mêmes gènes. Comment Dewi a-t-elle pu développer les outils d’un brillant épanouissement pleinement humain, quelles en furent les étapes et les conditions ? Pourquoi tout cela n’a-t-il pu s’enclencher chez Eka ?
Axel Kahn utilise la fiction pour introduire la thématique qu’il développe à travers un essai, s’attachant à enrichir, touche après touche, l’observation de  ses héroïnes gémellaires dont l’image et l’exemple traversent l’ouvrage. Il rappelle le rôle de l’altérité de l’un et l’autre, comme deux bûches incandescentes qui s’embrasent l’une l’autre, et nous enjoint : « Osons vouloir, alors nous pourrons, peut-être. »
 
Dewi et Eka sont de vraies jumelles, elles partagent cent pour cent de leurs gènes et sont, de la sorte, l'une et l'autre les deux individus d'un clone unique. Cela signifie que les déterminants biologiques d'origine génétique des deux soeurs sont semblables, qu'elles possèdent au départ les mêmes potentialités. Les propriétés de leurs neurones, leur capacité à former les complexes réseaux synaptiques qui sont le support cellulaire des aptitudes cognitives sont similaires... Alors, de quoi a-t-on besoin, au juste, pour être humain, pleinement ?
 
Axel Kahn est l’auteur d’une vingtaine de livres dont plusieurs ont été des best-sellers, notamment Et l’homme dans tout ça ? (NiL, 2000), Raisonnable et humain (NiL, 2004), L’Homme, ce roseau pensant (NiL, 2007) et Pensées en chemin. Ma France, des Ardennes au Pays Basque (Stock, NiL, 2014).
 
 

 

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