UP' Magazine L'innovation pour défi

livre La théorie U

La théorie U, renouveler le leadership

La théorie U, renouveler le leadership - Inventer collectivement de nouveaux futurs de Otto Scharmer, Préface de Peter Senge - Editions Yves Michel - Septembre 2016
 
Avec la Théorie U, Otto Scharmer invite les acteurs de changement à adopter une nouvelle forme de leadership. Il renouvelle les approches collaboratives et les modalités de conduite de projets.
Fort de son expérience auprès des dirigeants et innovateurs les plus éminents de la planète, l'auteur a modélisé un processus qui se déploie le long d un U en cinq étapes : observer, percevoir, être présent, cristalliser, déployer, afin d amener une conscience approfondie des situations et des enjeux permettant aux équipes de diriger à partir du futur émergent.
 
Le processus en U invite à revisiter notre vision des systèmes complexes pour faire face aux enjeux de transformation des organisations d'aujourd'hui. Il fait de la qualité de présence un point d appui pour mettre en oeuvre des transformations profondes. Il apporte une meilleure compréhension des schémas du passé et du sens de notre présent pour nous conduire vers notre meilleur futur.
Otto Scharmer propose des pratiques innovantes d'intelligence collecive et un accompagnement en cinq étapes (Co-initier, co-sentir, la présence, prototyper, performer), assorti de nombreux cas pratiques. Il prend en charge la complexité organisationnelle et propose une méthode puissante d'Intelligence collective pour les dirigeants, consultants, coachs, responsables d'organisations qui veulent passer à l'action, comme le font déjà des dizaines de milliers d'acteurs de changement à travers le monde.
 
"Le nouveau millénaire nous fait entrer dans une phase de tension croissante entre deux grandes dynamiques antagonistes. D'un côté, nous observons une accélération dramatique du fondamentalisme, de la manipulation et de la detruction [...]. De l'autre côté, nous voyons s'intensifier un processus d'ouverture tout autour de la planète, où de plus en plus d'individus et de groupes prennent conscience de la signification profonde de leurs parcours de vie et s'y relient. De nouveaux réseaux sociaux et champs de présence vivante viennent au monde. Chaque jour et chaque semaine, ces deux dynamiques s'amplifient en parallèle. Leur différence fondamentale est que la première - fondamentalisme, manipulation, destruction - diminue le degré de liberté des parties concernées. Bombarder une population, par exemple, la fait plonger dans un futur qui ressemble beaucoup à une caracature du passé.
A l'opposé, l'autre dynamique accroît la liberté parce qu'elle mène des individus à fonctionner à partir d'autres espaces intérieurs, à prêter attention au monde et à réagir différement aux problèmes existants [...]. 
Avancerons-nous, en tant qu'espèce, vers une mécanisation du champ global - comme dépeinte dans le film Matrix - où nos perspectives d'évolution seront figées dans un espace obscur d'anti-émergence ? Ce scénario nous couperait des sources de bonté, de beauté et de vérité. Ou bien, approfondirons-nous notre lien au monde et le co-créerons-nous depuis nos sources intérieures ?"
 
Une véritable invitation à marquer une pause, à percevoir nos automatismes, puis à les transformer afin de revivifier notre action individuelle et collective.
 

 

Livre Formes et motifs dans la nature

Formes et motifs dans la Nature

"Formes et motifs dans la Nature. L'ordre caché du Monde sous l'apparent chaos" de Philip Ball - Editions Ulmer - Octobre 2016 - 288 Pages, 400 Photos
 
La nature utilise des principes simples pour créer "une infinité de belles et admirables formes" comme l'exprimait Darwin. De la spirale des escargots à celle des galaxies, des nervures des feuilles aux méandres des rivières, des rayures du zèbre à celles des poissons-anges... certains types de formes et de motifs sont récurrents dans la nature à tous les niveaux d'organisation. 
En s'appuyant sur une incroyable galerie de photos, Philip Ball nous fait prendre conscience de la beauté de ces plans d'organisation récurrents et nous en révèle les causes.

Une révélation de la beauté et de l'unité du monde

A travers une galerie de photos saisissantes, du microscopique au cosmique, il existe une "géométrie de l'univers" : "le monde est un endroit confus et turbulent, auquel nous tentons de donner un sens en y recherchant un ordre". "Nous remarquons les cycles réguliers du jour et de la nuit, de la lune et des marées ainsi que l retour des saisons. Nous notons le similitudes, les phénomènes prévisibles, les régularités. Ces principes guident l'émergence de la science depuis toujours. Nous nous efforçons de réduire la complexité de la nature à quelques règles simples et de dégager un ordre au chaos apparent. Nous sommes tous à l'affût des rythmes et des motifs dans la nature.
C'est une habitude programmée dans notre cerveau. Depuis les premières fois où, bébé, nous avons remarqué la répétition de certains sons et phénomènes, identifier des régularités et des motifs nous aide à survivre. Motifs et régularités sont le pain quotidien des scientifiques, mais nous pouvons tous les apprécier et ressentir de l'émerveillement ou de la satisfaction intellectuelle. Toutes les civilisations du monde, de l'Egypte ancienne aux Arborigènes d'Australie, décorent leurs productions de motifs répétitifs. Ces structurent nous paraissent à la fois plaisantes et rassurantes. Elles nous encouragent à croire que, quoi qu'il arrive, une logique et un ordre sont à l'oeuvre."
 
Le zoologiste écossais D'Arcy Wentworth Thompson  publia en 1917 le chef d'oeuvre "Forme et Croissance", recueil de tout ce que l'on savait à l'époque sur les motifs naturels : une synthèse admirable de biologie, d'histoire naturelle, de mathématiques, de physique et de génie mécanique. "Thompson soulignait que la formation de motifs n'était pas statique mais résultait de la croissance, au moins en biologie, mais souvent aussi dans le monde inanimé. "Les choses sont comme elles sont - écrit-il - parce que c'est ainsi qu'elles se sont formées". La réponse à l'énigme des motifs réside dans l'histoire de leur formation, dans leur croissance. C'est moins évident qu'il n'y paraît : on explique généralement un pont, un champ de riz ou un microprocesseur par sa structure, non par sa construction".

Symétrie, fractales, spirales, flux et chaos,...

Pourquoi votre gauche ressemble à votre droire (et pourquoi ce n'est pas la même chose) ? Pourquoi les montagnes ressemblent à des taupinières ? Quel ordre caché ? Comment fabriquer une horloge chimique ? Pourquoi les abeilles sont si habiles et pourquoi l'écume inspire les architectes ? Pourquoi les cristaux ne peuvent pas avoir cinq faces et comment certains y arrivent quand même ? Comment les choses se délitent et comment un géant a construit une chaussée ? Comment le zèbre peint sa robe ? 
"Pour le philosophe de la nature, il n'existe pas de sujet mineur ou anodin, écrivait le savant anglais John Herschel en 1830. Une bulle de savon... une pomme... un galet. Il avance entouré de merveilles".
 
Philip Ball est journaliste scientifique et vit à Londres. Il écrit régulièrement dans des publications prestigieuses telles que Nature, New Scientist et New York Times. C'est un des vulgarisateurs scientifiques les plus réputés en Angleterre et aux Etats-Unis, auteur de nombreux livres dans lesquels il explore les interactions entre science, art et culture. Il est, entre autres, l'auteur de l'Histoire vivante des couleurs, publiée chez Hazan en 2005.
 

 

livre super you

Super You

Super you d’Andy Walker, Kay Svela Walker, Sean CarruthersEdition QUE Publishing - 2016
 
Modifier vos gènes pour vivre sans maladie, trouver un espace de stationnement avec votre cerveau connecté à Internet, ...
Les progrès sur la longévité, la génétique, la nanotechnologie et la robotique rendent tout cela possible. Nous ne sommes plus dans de la science-fiction. Ceci SERAIT notre –  votre avenir. À l’heure actuelle, les scientifiques et les technologues pionniers transforment un peu plus chaque jour, ce que signifie d’être humain en cherchant à surmonter les limites biologiques.
 
Super Vous nous emmène dans les laboratoires, les entreprises, et les esprits … pour montrer comment « devenir plus fort »: vivre  plus longtemps, mieux, plus beau, …
Vous apprendrez comment démarrer le piratage & hackage de votre vie d’aujourd’hui, pour devenir un super You, tous les jours.
 
Un livre qui nous invite à découvrir comment l’évolution est devenue obsolète et pourquoi il est temps de commencer le piratage sur nous-même.
Dans le genre, ce livre nous propose de :
-          Sauver notre vie avec des nanos-coeurs « de moteurs à réaction », les organes imprimés, et autres miracles médicaux
-          Re-witer en turbo-booster notre cerveau singe
-          Devenir un méga-esprit en reliant notre cerveau directement à Internet pour utiliser un néocortex synthétique Google
-          Devenir surhumain avec la technologie cyborg
-          Concevoir et façonner notre apparence
-          Devenir ingénieur génétique et bricoler notre bébé pour être une star de tennis, par exemple (et autres histoires vraies)
-          Se préparer pour le jeu politique et religieux contre l’avenir
-          Découvrir comment les scientifiques feront de la mort un truc obsolète.
 
Je suis adepte d’une symbiose de la technologie et du vivant mais au service de l’homme si cela fait progresser l’humain. Et là, SUPER YOU m’interroge à réfléchir sur l’avenir de l’homme.
 

 

livre

Contre la bienveillance

Contre la bienveillance de Yves Michaud, Edition Stock, mars 2016 - 192 Pages
 
Le constat est maintenant partout : la puissance du fondamentalisme religieux, la montée des populismes de droite comme de gauche, le discrédit de la classe politique, le rejet de la construction européenne, rendent caducs les schémas anciens. En particulier l’idée que la démocratie, à force de bienveillance, peut tolérer toutes les différences, toutes les croyances.
Oui ! Il y a des croyances insupportables et intolérables. Non ! Le populisme n’est pas une illusion qui se dissipera d’elle-même avec un peu de pédagogie et de bonne volonté. Non ! La politique internationale n’obéit pas aux chartes du droit international.
Il faut dénoncer la tyrannie des bons sentiments, la politique de l’émotion et de la compassion. Non que la bienveillance soit un sentiment indigne, mais nous devons cesser de croire qu’on peut bâtir sur elle une communauté politique.
 
Ce livre rappelle que l’appartenance à une communauté politique se construit sur le renoncement réfléchi à certaines particularités pour asseoir la souveraineté collective, que les droits ne sont pas des dus mais le corrélat de devoirs assumés, que la Respublica, le bien commun, présupposent ces renoncements qui ne peuvent pas être considérés comme « allant d’eux-mêmes ».
 
«Si nous voulons que le mot citoyen garde le sens qu’il a pris depuis les théories du contrat social, il nous faut en finir avec la bienveillance, la compassion et le moralisme, et revenir aux conditions strictes de l’appartenance à une communauté républicaine, revenir aux conditions strictes du contrat politique. A bien des égards, beaucoup de ce que j’avance dans ce livre redonne vie à des positions trop oubliées de Rousseau – avec juste un peu de modération. »
 
 
Yves Michaud, spécialiste de philosophie politique et d’esthétique, créateur de l’Université de tous les savoirs, a été aussi directeur de l’Ecole nationale des Beaux-Arts de 1989 à 1997.
 

 

démocratie aux champs

La démocratie aux champs

« La démocratie aux champs. Du jardin d’Eden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs démocratiques » de Joëlle Zask – Edition La Découverte – Les empêcheurs de tourner en rond, mars 2016
 
On a l'habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l'usine, du commerce, de la ville. Opposé au citadin et même au citoyen, le paysan serait au mieux primitif et proche de la nature, au pire arriéré et réactionnaire.
À l'opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre les cultivateurs et la terre cultivée, favorise l'essor des valeurs démocratiques et la formation de la citoyenneté. Défile alors sous nos yeux un cortège étonnant d'expériences agricoles, les unes antiques, les autres actuelles ; du jardin d'Éden qu'Adam doit " cultiver " et aussi " garder " à la " petite république " que fut la ferme pour Jefferson ; des chambrées et foyers médiévaux au lopin de terre russe ; du jardin ouvrier au jardin thérapeutique ; des " guérillas vertes " aux jardins partagés australiens.
Cultiver la terre n'est pas un travail comme un autre. Ce n'est pas suer, souffrir ni arracher, arraisonner. C'est dialoguer, être attentif, prendre une initiative et écouter la réponse, anticiper, sachant qu'on ne peut calculer à coup sûr, et aussi participer, apprendre des autres, coopérer, partager. L'agriculture peut donc, sous certaines conditions, représenter une puissance de changement considérable et un véritable espoir pour l'écologie démocratique.
 
Cet essai a pour ambition de montrer que ce qui est progressivement devenu notre idéal de liberté démocratique ne vient en priorité ni de l’usine ni des Lumières, ni du commerce, de la ville ou du cosmopolitisme, mais de la ferme.
 
Si la culture de la terre prédispose à la culture de soi et au développement d’habitudes sociales libérales, elle favorise également les pratiques de la citoyenneté […]
En 1943, la philosophe Simone Weil s’était inquiétée du peu de considération dont jouissaient les paysans et avait recommandé de leur donner une « marque publique d’attention » aussi importante que possible, trouvant injuste qu’on ne se souvienne de l’agriculture que quand la nourriture venait à manquer. Le raisonnement qu’elle tenait s’appliquait à eux en tant que classe sociale et profession. Mais il s’applique aussi au métier de paysan, aux relations qu’il entretient avec la terre […]
Dans le métier, la « science » et la « vocation », que Max Weber avait jugé devoir séparer au sujet de l’homme politique sont jointes. La science correspond à la méthode […]. Quant à la « vocation », c’est la conviction, l’éthique dite « professionnelle », la finalité humaine, le respect des conditions du métier, la considération des générations futures.
Ces valeurs forment une nébuleuse à laquelle nous avons donné le nom de « culture démocratique », tout en suggérant que la démocratie politique consiste à en assurer la persistance. Si nous tenons à elles, ce n’est pas en raison de quelques qualités intrinsèques qui seraient les leurs, mais en raison de leur utilité pour rééquilibrer continûment la dimension individuelle de l’existence et sa dimension sociale. Contrairement à l’opinion commune, loin d’avoir adhéré à des valeurs contraires, tantôt réactionnaires et fascistes, tantôt conservatrice, individualistes et égoïstes, les paysans ont été eux aussi les artisans de cette culture.
 
Joëlle Zask enseigne au département de philosophie de l'université Aix-Marseille. Elle vient de publier une Introduction à John Dewey (La Découverte, 2015).
 

 

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